F.A.Q

Est-il possible de divorcer en ne passant que par un processus de médiation, sans faire appel à des avocats ?

Oui. Dans la mesure où les époux, malgré les difficultés inhérentes à la séparation, réussissent tout de même à maintenir une communication suffisamment fonctionnelle. Le processus de médiation va leur permettre de se rencontrer, dans un espace garantissant la confidentialité, la neutralité et l’impartialité. Ils pourront ainsi communiquer à propos de leur séparation et les effets de cette dernière. Ils devront se mettre d’accord sur les données principales (garde des enfants, autorité parentale, contributions d’entretien, partage des biens…) afin d’être à même de rédiger une requête commune en divorce ainsi qu’une convention.
Les médiateurs sont compétents pour la rédaction de ses documents qui devront ensuite être remis au juge afin d’être avalisés.

Autres frais : lorsque les époux déposent leur demande en divorce auprès du Tribunal, ils devront s’acquitter d’une taxe de CHF 600.- environ.

Coût de la médiation : les séances durent 1h30 et coûtent CHF 210.- (CHF 140.-/heure). La rédaction des requêtes et/ou conventions revient à CHF 100.- par page.
Chaque situation étant particulière, on ne peut pas faire de généralité quant à un coût moyen. Mais il faut compter au minimum sur 2 séances et 3 ou 4 pages de conventions (et/ou requête).

Je suis en conflit avec quelqu’un, comment lui en parler ou comment faire pour démarrer un processus de médiation ?

L’appel suivant arrive a la Maison genevoise des Médiations: « je voudrais faire une médiation avec mon ex-mari, mais je n’ose pas lui en parler. Pouvez-vous m’aider? »
La secrétaire présente les différentes alternatives que nous proposons en pareil cas et transmet le dossier a un/e médiateur/trice.
Le médiateur contacte alors la personne demandeuse pour l’informer du processus de médiation et savoir si elle pourrait proposer elle-même la médiation à l’autre.
Si la qualité de leur communication ne le permet pas, le médiateur téléphonera alors à l’autre pour lui transmettre la demande. Lors de ce téléphone, le médiateur présentera succinctement la médiation, répondra aux questions et proposera soit des entretiens individuels, soit une 1ère rencontre des partenaires en conflit.

Quelle est la différence entre la médiation et la thérapie ?

La médiation familiale et la thérapie de couple ou de famille sont deux approches du soin de la relation interpersonnelle significativement différentes.

Elles concernent toutes deux le domaine des conflits. Néanmoins elles proposent deux processus distincts, tant au niveau de la lecture des problèmes abordés, qu’à celui du rythme de travail proposé.

La thérapie cherche à mettre en évidence des événements passés dans l’optique d’identifier et de mieux comprendre comment et en quoi ceux-ci ont pu participer à engendrer une mise à mal de la relation. Habituellement, les personnes qui font appel à ce type de soutien souhaitent poursuivre une relation de couple ou de famille dans de meilleures conditions inter-relationnelles.

La médiation fait référence et s’appuie sur le présent des personnes, c’est-à-dire sur leurs besoins actuels, sur leurs attentes à court et à moyen terme ainsi que sur toutes les particularités de leur nouvelle situation de vie, ici et maintenant. Le soin est ainsi concentré autour de la qualité de communication, dans le but de négocier un projet actuel et réaliste qui va dans le sens d’une qualité de vie respective. Généralement, les personnes viennent en médiation pour pouvoir réorganiser leur quotidien en lien avec les caractéristiques d’une situation de séparation.

La thérapie de couple ou familiale interprète le passé pour rendre un présent commun plus vivable, alors que la médiation familiale accueille le concret d’un présent pour entrevoir et envisager un futur proche différent et reconnu comme acceptable par et pour chacun.

Médiation et thérapie supposent donc toutes deux un engagement important des personnes mais elles diffèrent aussi dans le rythme des prises en charge qu’elles proposent. La thérapie consacre un temps certain pour tenter de provoquer un changement dans la dynamique relationnelle. La médiation cherche à mobiliser les ressources des intéressés, afin d’améliorer le plus concrètement et le plus rapidement possible la qualité de leur communication au quotidien.

Est-t-il possible d’avoir recours à l’assistance juridique pour le financement d’un processus de médiation ?

Oui, il est possible de remplir un formulaire de demande et d’y joindre toutes les pièces justificatives demandées. Toutes les demandes seront étudiées.

Le service d’assistance juridique se refuse à instaurer la prise en charge systématique des médiations. Dans les cas où la demande s’avère justifiée et pour lesquels la médiation pourrait permettre d’élaborer des accords qui déchargeraient les frais de justice, alors, l’assistance juridique peut tout à fait entrer en matière.

Il est possible d’obtenir le formulaire en allant sur le site de l’Etat de Genève, en cliquant pouvoir judiciaire, guide et formulaire d’assistance juridique. http://www.geneve.ch/tribunaux/guides-formulaires/

Y a-t-il une différence entre conciliation et médiation ?

La conciliation est une étape du processus judiciaire. Elle suit le dépôt d’une demande en justice et est conduite par un magistrat, imposé aux parties. Elle se concentre sur le dossier et ses éléments juridiques. Le temps alloué à la conciliation est limité et clairement orienté sur les termes d’un arrangement possible.

La médiation est indépendante du processus judiciaire. Elle est librement voulue par les parties qui choisissent elles-mêmes leur médiateur. La médiation offre un espace dans lequel chacune des parties exprime à l’autre ses sentiments, ses besoins et ses attentes, dans le but de parvenir à une compréhension mutuelle à partir de laquelle des solutions adaptées pourront progressivement émerger.

Pourquoi la co-médiation ?

Les médiateurs de la MgeM pratiquent toujours en co-médiation.

Nous sommes en effet convaincus que la présence de deux médiateurs garantit une meilleure qualité d’écoute, de présence et d’attention aux personnes engagées dans le processus ; elle permet également une meilleure disponibilité à chacun, des regards et interventions plus variées et constitue de ce fait un gage supplémentaire de neutralité et d’impartialité.