La médiation familiale

La médiation familiale s’occupe des conflits qui apparaissent au sein de la famille, que ce soit lors de la séparation d’un couple, d’un divorce, ou de conflits inter-générationnels (grands-parents – parents – enfants), de problèmes de succession ou de protection de l’enfant au sein ou hors de sa famille (relations entre parents, enfants et institutions).
La médiation vise à offrir aux membres de la famille la possibilité de construire ensemble un accord qui leur permettra d’organiser leurs relations au delà de cette phase de crise.

Processus

En principe, les médiateurs reçoivent ensemble les personnes en conflit, sauf demande particulière. Dans un premier temps, celles-ci échangent sur l’histoire de leur relation et le conflit qui les oppose. Après avoir pu exprimer leurs besoins, elles négocient les modalités pratiques d’un accord sur leur fonctionnement futur. Lorsque cet accord porte sur les termes d’une convention de divorce ou de séparation, celui-ci pourra servir de base à une requête commune au sens de l’article 111 du Code civil.

Les séances de médiation sont payées par les personnes selon une répartition négociée au préalable.

Les médiateurs qui exercent dans ce domaine sont tous au bénéfice d’une formation spécialisée en médiation familiale.

Tarifs

Frs. 140.- / heure

Attribution du fond social selon barème de l’Etat et RDU (revenu déterminant le droit aux prestations sociales)

Exemples

  1. Un couple séparé depuis un an, parents d’un enfant de onze ans, veut divorcer mais ne trouve pas d’accord sur le montant de la contribution d’entretien pour l’enfant et la répartition de leurs biens. Après s’être assurés que la décision de séparation est bien mûre pour les deux parties, les médiateurs leur font établir en commun un tableau de leurs revenus et de leurs charges ainsi que des dépenses liées à l’enfant, permettant d’identifier les besoins de chacun des membres de la famille et les moyens de les satisfaire au mieux. Les biens du couple sont également nommés en commun, ainsi que les sentiments qui y sont attachés pour chacun d’entre eux. Au terme de ce processus, les participants établissent un accord qui est communiqué à l’avocat de Madame et intégré à la requête commune en divorce.
  2. Un enfant qui vit avec sa mère depuis le divorce de ses parents il y a quinze ans a progressivement cessé de voir son père. Il est majeur depuis peu, alors qu’il est en 3e du collège. Son père a écrit à sa mère qu’il voulait cesser de payer la contribution d’entretien puisque son fils n’avait plus besoin de lui ; il en avait assez de n’être qu’un « porte-monnaie ». Tous deux sont d’accord d’entreprendre une médiation. Pour la première fois, ils peuvent se dire, dans un cadre rassurant, la douleur qu’ils ont eu de cette séparation et la colère qui les habite. Progressivement, ils établissent chacun leur budget et peuvent convenir d’une part des modalités de contact entre eux, d’autre part du montant d’une contribution adaptée à leur situation.
  3. Une sœur et un frère d’une septantaine d’années ont un conflit sur une dernière partie d’héritage reçu, il y a 4 ans, au décès de leur père. Tout a été réglé à l’époque, sauf un portefeuille d’actions non-échu; le conflit porte sur ces actions. Au cours de 2 séances, les médiants ont pu parler de leur relation avec leur père et de leur non-reconnaissance par celui-ci. Madame a pu évoquer le sentiment d’injustice liée à son statut de femme. Monsieur a nommé sa souffrance d’avoir nié ses propres choix professionnels pour obéir au père. L’expression et le partage de ces émotions et sentiments leur ont permis d’ imaginer une solution et de trouver très rapidement un accord sur le prix des actions. A la demande des partenaires, un accord de médiation a été rédigé et signé.