La médiation sociale concerne plus particulièrement les différents conflits liés à la vie en communauté, soit essentiellement les conflits de voisinage.
Processus
Les demandes de médiation arrivent directement à la Maison genevoise des Médiations sur requête des personnes confrontées à un conflit, et parfois sur recommandation des régies immobilières ou de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers.
Les médiateurs reçoivent d’abord séparément les personnes en conflit et, à l’issue de ces entretiens individuels, dans la mesure où chaque personne le souhaite, une ou plusieurs séances communes de médiation sont organisées.
En principe, les personnes paient elles-mêmes les séances de médiation, mais certaines régies acceptent parfois de les financer.
Tarifs
Frs. 140.- / heure
Attribution du fond social selon barême de l’Etat et RDU (revenu déterminant le droit aux prestations sociales)
Exemples
- Dans un immeuble, un couple ne supporte plus les bruits provenant de l’appartement du dessus. En entretien individuel, ce couple explique combien il souffre des nuisances provoquées par les déplacements nocturnes de leur voisine. Celle-ci accepte la médiation et souligne, lors de l’entretien individuel, à quel point elle se sent envahie par ces plaintes. Au cours de la séance de médiation commune, chacun peut exprimer son malaise et expliquer les raisons qui ont engendré la dégradation de leurs relations de voisinage. Les personnes reconnaissent que l’importance des nuisances est en lien direct avec la vétusté de l’immeuble. Ils se mettent d’accord sur certains aménagements pouvant aider à diminuer les bruits. Ils se fixent ensuite une période d’essai de deux mois pour réévaluer ensemble dans une nouvelle séance, si leur qualité de vie et de voisinage s’est améliorée.
- Suite à l’occupation d’un immeuble par des squatters, le collectif d’habitants du quartier se mobilise pour écrire une pétition dénonçant les nuisances nocturnes provoquées par les nombreuses fêtes données par les jeunes. La pétition est adressée à la régie qui propose aux personnes d’entreprendre une médiation. Suite aux entretiens individuels, deux groupes représentatifs des habitants et des squatters acceptent de se rencontrer en médiation pour évaluer ensemble les solutions possibles en vue d’améliorer les relations et la qualité de vie du quartier. Après plusieurs séances de médiation, les personnes concernées établissent un protocole d’accord déterminant des règles de vie commune.
